La libéralisation va permettre à la concurrence, au niveau de la fourniture d’énergie, de prendre toute sa place dans ce marché jusqu'à aujourd'hui monopolostique. Cela signifie que le consommateur a désormais le droit de choisir son fournisseur de gaz et d’électricité, et de conclure un contrat de fourniture avec le fournisseur qu'il a choisi.
La libéralisation a comme conséquences directes de mettre fin aux situations de monopole et de séparer des activités qui, auparavant, étaient souvent intégrées dans les mêmes entreprises telles que la distribution et la fourniture de gaz naturel.
D’un point de vue économique, il ne convient pas de multiplier les réseaux de transport et de distribution (les lignes électriques et les conduites de gaz). C’est pourquoi, la gestion de ces réseaux est maintenue en monopole. Les réseaux constituent une véritable « plaque tournante » du marché : les fournisseurs, mis en concurrence, doivent pouvoir y accéder librement et de façon non discriminatoire, à des prix régulés, pour assurer la fourniture des clients avec lesquels ils ont conclu un contrat. Mais évidemment, l’utilisation des réseaux n’est pas gratuite !
De nouveaux fournisseurs en énergies peuvent désormais proposer du gaz naturel et de l'électricité au prix du marché.
Pourquoi l'Europe a-t-elle décidé de libéraliser les marchés de l’électricité et du gaz?Le processus de libéralisation des marchés de l’énergie résulte des directives européennes, dont la première date de 1996. Le calendrier, prévu par l’Europe, a libéralisé en premier lieu le marché pour les gros consommateurs industriels, puis pour tous les professionnels depuis le 1er juillet 2004.
A partir du 1er juillet 2007 tous les consommateurs, y compris les particuliers seront libres d’entrer sur le marché libre.
En introduisant la concurrence au niveau de la fourniture de l’énergie, l’Europe espére ainsi favoriser l’émergence de prix compétitifs, améliorer la qualité des services rendus et accroître la transparence du marché.
Attention : il ne faut pas confondre libéralisation et baisse automatique des prix.